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Run In Lyon 2026 : mon avis sur le semi-marathon au cœur de Lyon

Il y a des courses que l’on prépare pendant des mois et d’autres auxquelles on participe presque par hasard. Mon inscription au semi-marathon Run In Lyon 2026, le dimanche 4 octobre, appartient plutôt à la seconde catégorie.

Grâce à mon entreprise, j’ai eu l’opportunité d’obtenir un dossard pour cette grande course lyonnaise. Plusieurs distances étaient proposées, mais mon choix s’est naturellement porté sur le semi-marathon et ses 21,1 kilomètres.

Je connaissais déjà un peu l’événement pour avoir participé au 10 km en 2018. Cette fois, pourtant, je ne venais pas vraiment pour découvrir la course, ni même pour réaliser un chrono. Mon objectif était ailleurs : continuer ma préparation pour mon premier Marathon de Los Angeles, prévu en mars 2027.

Seulement voilà, je n’abordais pas cette nouvelle épreuve avec une confiance débordante. Entre la canicule de l’été, qui avait sérieusement perturbé mes entraînements, et mon récent Gravity Trail de Nantua, particulièrement éprouvant, j’avais quelques raisons de me méfier.

Et puis, vingt et un kilomètres restent vingt et un kilomètres. Même lorsqu’on commence à en avoir l’habitude !

Run In Lyon : un festival de running depuis 2010

Créé sous sa forme actuelle en 2010, la Run In Lyon est devenu l’un des grands rendez-vous de la course à pied dans la région lyonnaise. Organisé par Amaury Sport Organisation depuis 2013, l’événement attire chaque automne des milliers de coureurs venus profiter des rues de la capitale des Gaules.

Son principe est simple : permettre au plus grand nombre de participer, quel que soit son niveau, avec quatre formats en 2026 :

  • Un Run Solidaire de 5 km, non chronométré.
  • Une course de 10 km.
  • Un semi-marathon de 21,1 km.
  • Un marathon de 42,195 km.

L’ensemble de ces épreuves partage une particularité appréciable : courir au cœur de Lyon, sur des routes habituellement réservées à la circulation automobile.

Mais faire tenir un semi-marathon dans les rues lyonnaises demande tout de même un peu d’imagination !

Le parcours du semi-marathon Run In Lyon 2026

Le départ du semi-marathon Run In Lyon 2026 est donné dans le Vieux Lyon, au niveau du Palais de Justice historique.

Pour trouver les 21,1 kilomètres réglementaires, les organisateurs ont imaginé un parcours qui commence par remonter vers le nord, le long de la Saône, en direction de Collonges-au-Mont-d’Or.

Après avoir franchi le pont Paul-Bocuse, les coureurs redescendent vers Lyon par l’autre rive, en passant notamment par Vaise et les quais de Saône. Le tracé rejoint ensuite la Presqu’île, les Terreaux, les berges du Rhône et plusieurs rues du centre-ville avant une arrivée sur la place Bellecour.

Ce n’est donc pas une simple visite des principaux monuments lyonnais. Une bonne partie du parcours se déroule sur les quais et en dehors de l’hypercentre.

Personnellement, cela ne m’a pas particulièrement dérangé.

Sept premiers kilomètres à deux : une bonne manière de commencer

L’un des avantages de cette édition, c’est que je n’étais pas seul au départ. Un collègue participait également au semi-marathon et nous avons pu courir ensemble pendant les sept premiers kilomètres. Et c’est tout de suite plus agréable !

On discute, on profite de l’ambiance et les premiers kilomètres passent sans vraiment qu’on y pense. C’était aussi exactement ce dont j’avais besoin pour entrer tranquillement dans cette course, sans me focaliser sur le chronomètre.

Le parcours nous éloigne assez rapidement du centre de Lyon pour prendre la direction du nord. Certains trouveront peut-être dommage de quitter si vite les quartiers les plus emblématiques de la ville. De mon côté, j’ai plutôt apprécié cette première partie. Les quais permettent de courir sur des axes relativement larges et le décor, même moins spectaculaire que celui du Vieux Lyon, reste agréable.

Autre bon point : malgré le nombre important de participants, je n’ai pas eu cette impression désagréable d’être constamment coincé au milieu des autres coureurs. L’organisation y est sans doute pour quelque chose. Les sas de départ sont eux-mêmes répartis en plusieurs vagues, ce qui permet d’étaler progressivement le peloton.

Pour une course de cette ampleur, c’est un vrai avantage.

Un retour vers Lyon agréable, porté par les spectateurs

Après la partie nord du parcours, nous prenons progressivement la direction du centre de Lyon.

Il faut reconnaître que les paysages restent assez similaires pendant une bonne partie de la course. Les quais se succèdent et, même si la Saône offre un cadre agréable, on pourrait parfois souhaiter un peu plus de variété.

Mais un élément fait largement oublier ce petit défaut : l’ambiance de la Run In Lyon. Tout au long du parcours, de nombreux spectateurs sont présents pour encourager les coureurs. Certains applaudissent, d’autres crient les prénoms inscrits sur les dossards, et cette énergie collective accompagne véritablement la course.

C’est quelque chose que j’apprécie de plus en plus en participant à ces événements. Une course ne se résume pas à son tracé ou à son dénivelé. L’atmosphère qui l’entoure peut changer complètement l’expérience.

Et sur ce point, la Run In Lyon mérite largement sa réputation.

Les derniers kilomètres : quand Lyon devient moins facile à courir

Jusqu’ici, le parcours m’avait plutôt convaincu. Mais le retour dans les rues du centre-ville change un peu la donne.

Après plusieurs kilomètres sur de grandes portions relativement dégagées, les rues deviennent parfois plus étroites, les virages se multiplient et le rythme est moins facile à conserver. Le revêtement n’aide pas toujours non plus. Sur certaines portions en bord de Saône, le sol est moins régulier que sur une route classique.

Sur le papier, ce sont de petits détails. Mais lorsqu’on a déjà quinze ou dix-huit kilomètres dans les jambes, ils prennent une tout autre importance ! Il faut davantage regarder où l’on pose les pieds, relancer après les changements de direction et composer avec les autres coureurs dans des espaces plus resserrés. Ce n’est pas insurmontable, certes, mais j’ai trouvé cette dernière partie moins fluide que les premiers kilomètres.

Heureusement, l’animation autour du parcours aide à garder la motivation jusqu’à l’arrivée.

Courir la Run In Lyon pour préparer le Marathon de Los Angeles

Ce semi-marathon représentait surtout une nouvelle étape dans un projet bien plus grand.

Depuis plusieurs mois, j’enchaîne les courses pour accumuler de l’expérience avant le Marathon de Los Angeles 2027.

Après Cannes et le Semi du Bord de Saône au printemps, puis le Gravity Trail en septembre, la Run In Lyon me permettait de retrouver une épreuve sur route. C’était aussi une façon de reprendre confiance après un été durant lequel la chaleur m’avait empêché de m’entraîner aussi régulièrement que je l’aurais souhaité.

Chaque course m’apprend quelque chose de différent. Le Gravity Trail m’a rappelé qu’il ne fallait jamais sous-estimer un parcours. Les semi-marathons m’apprennent progressivement à gérer la distance, le rythme et la fatigue.

Évidemment, courir 21 kilomètres et en courir 42 sont deux exercices très différents. Je n’ai aucune illusion sur ce qui m’attend en Californie.

Mais en ce dimanche d’octobre, j’avais simplement besoin de retrouver le plaisir de courir sur une longue distance, sans autre pression que celle de franchir la ligne d’arrivée.

Et de ce point de vue, cette participation au Run In Lyon a pleinement rempli son rôle.

Mon avis sur la Run In Lyon 2026 : une belle expérience malgré quelques défauts

Avant de participer à ce semi-marathon, j’avais entendu des avis assez partagés sur le parcours de la Run In Lyon. Certains le trouvaient monotone, d’autres appréciaient particulièrement son ambiance et son organisation.

Après l’avoir parcouru moi-même, mon bilan est globalement positif. J’ai aimé les grandes portions sur les quais, la fluidité de la course, les encouragements des spectateurs et la possibilité de partager les premiers kilomètres avec un collègue.

Tout n’était pas parfait. Le décor manque parfois de variété et la fin du parcours, plus sinueuse et moins régulière, peut devenir pénible lorsque la fatigue commence à s’installer.

Et puis, il reste un aspect sur lequel Lyon semble avoir beaucoup plus de mal à progresser : venir à la course et surtout en repartir ! Trouver une place de stationnement relevait presque du défi. Entre les parkings fermés et ceux qui affichaient déjà complet dès 6 h 30 du matin, la journée avait commencé par une petite épreuve de patience. Quant au retour, il ne fut guère plus simple. J’avais prévu d’emprunter le métro, mais une panne sur le tronçon passant par Bellecour est venue compliquer le trajet. Après 21 kilomètres de course, c’est exactement le genre d’imprévu dont on se passerait bien ! 🙂

Malgré ces petits désagréments, je garde un très bon souvenir de cette édition 2026. C’était une belle opportunité de participer à une grande course près de chez moi, de découvrir le parcours du semi-marathon et d’ajouter une nouvelle étape à ma préparation.

Prochain grand objectif : Los Angeles, le 7 mars 2027.

Et d’ici là, il me reste encore beaucoup de kilomètres à parcourir.