Je viens de me rendre compte d’un truc assez étonnant : je n’avais encore rien écrit au sujet des Classic Days 2026. Pourtant, comme souvent depuis des années, ce weekend à Magny-Cours a été un vrai moment hors du temps. Une parenthèse faite de mécanique, d’essence, de vieilles autos, de routes de campagne… mais surtout d’amitié.
Quand je repense à mes précédents articles sur les éditions 2017, 2018 ou encore 2024 (il en manque d’ailleurs deux : 2016 et 2023), je me rends compte que ce ne sont finalement jamais vraiment les voitures qui restent au centre des souvenirs. Elles en font partie, évidemment. Elles donnent une couleur particulière au weekend. Mais ce que je retiens surtout, année après année, ce sont les moments partagés avec les copains venus des quatre coins de la France… et parfois même d’un peu plus loin.

Direction Magny-Cours par les petites routes
Comment souvent, Aymeric était de la partie. Cela fait maintenant plusieurs années que nous faisons la route ensemble pour rejoindre les Classic Days. Cette fois encore, nous avons pris notre temps le vendredi. Pas question de foncer par l’autoroute. Nous avons préféré emprunter les routes de campagne, longer la Loire et profiter tranquillement du trajet. Finalement, le weekend commence déjà là : dans ces kilomètres parcourus sans stress, avec les paysages qui défilent et l’impression de quitter progressivement le quotidien.
Une fois arrivés sur place, nous avons directement rejoint les copains à l’hôtel pour l’apéro. Muriel, Thierry, Mikael et Sophie… Cela faisait deux ans que nous ne nous étions pas vus. Et pourtant, en quelques minutes, on avait l’impression de s’être quittés la semaine précédente.
Des plateaux variés et une ambiance toujours unique
Le samedi matin, nous sommes rejoins par Yannick et Elisabeth avant de prendre la direction du circuit de Nevers Magny-Cours. Comme toujours, les différentes plateaux proposaient un mélange assez incroyable de véhicules. Des autos populaires, des sportives mythiques, des anciennes européennes, américaines, anglais, italiennes… Sans oublier quelques curiosités comme les véhicules de police et autres joyeusetés qui attirent toujours les regards.
Le beau temps était de la partie durant tout le weekend et, honnêtement, cela change énormément l’expérience. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant profité des Classic Days. L’ambiance semblait plus détendue, plus simple, presque plus authentique.
Mais le grand moment de cette journée restait sans doute la balade organisée par les Classic Days.

Une balade bien plus belle que prévu
Pour être honnête, je pensais à quelque chose d’assez classique. Une petite boucle sympa, sans plus. Finalement, cette balade a été une excellente surprise. Nous avons traversé des campagnes magnifiques, emprunté des routes bordées de forêts et fait une pause pour visiter un château avant de reprendre la route. Le genre d’instant qui rappelle pourquoi on aime autant rouler en ancienne : pas pour aller vite, mais pour profiter du trajet.
Et puis il y avait aussi le plaisir de partager ce moment avec les bonnes personnes. J’ai eu la chance d’effectuer cette balade dans une fastback 68 avec Muriel, pendant qu’Aymeric profitait du soleil cheveux au vent avec Mikael et Sophie dans leur cabriolet 1971 récemment acheté.
Déjà le dernier jour…
Le dimanche est arrivé beaucoup trop vite, comme toujours. Contrairement au samedi, l’arrivée au circuit fut compliquée avec énormément de bouchons autour du circuit de Nevers Magny-Cours. Et forcément, ma mécanique a commencé à montrer quelques signes de fatigue.
A force de jouer de l’embrayage dans les ralentissements, mon câble s’est détendu. Une fois garés, nous avons dû le resserrer pour éviter que cela ne devienne plus problématique. Cet incident vient confirmer ce que je pense depuis quelques temps : ma boite de vitesses commence sérieusement à me faire comprendre qu’elle aimerait prendre sa retraite…
J’ai tout de même décidé de participer à la fameuse parade du circuit, mais avec Muriel et son fastback. Et franchement, c’était encore une fois un vrai plaisir.
Après un repas pris sur le pouce et quelques instants passés à regarder les autos tourner sur le circuit, il était déjà temps de reprendre la route du retour.

Un weekend qui rappelle l’essentiel
Au final, ce weekend aux Classic Days restera comme un très bon cru. Pas forcément pour une voiture en particulier. Pas forcément pour une animation précise non plus. Mais simplement pour ces moments passés ensemble. Les discussions sur le parking de l’hôtel, les kilomètres avalés sur les petites routes, les éclats de rire. Mais aussi les pauses improvisées et les autos qui roulent sous le soleil du printemps. Et cette impression que, pendant deux jours, le temps ralenti un peu.
La seule véritable ombre au tableau reste cette histoire de boite de vitesses. Des travaux sont prévus prochainement et je ne manquerai pas d’y revenir dans un prochain article. Mais une chose est certaine : vivement la prochaine édition !