Je pensais simplement accompagner mes filles pour choisir un nouveau livre. Une petite sortir en librairie, sans arrière-pensée. Pendant qu’elles parcouraient les rayons jeunesse, mon regard a été attiré par une tête de gondole avec les deux dernières romans de Freida McFadden. La Locataire et L’Intruse étaient là, côte à cote. Forcément, je me suis arrêté.
Le problème, c’est qu’il fallait choisir. Et comme souvent, les conseils les plus spontanés sont parfois les meilleurs. Après avoir lu la quatrième de couverture, ma fille aînée a immédiatement voté pour La Locataire. Bon, elle ne le lira certainement pas avant quelques années — elle n’a que 10 ans — mais j’ai décidé de lui faire confiance.
Quelques minutes plus tard, le livre était sous mon bras. Il ne me restait plus qu’à découvrir si mon intuition était aussi bonne que son enthousiasme.
De quoi parle La Locataire ?
“Il n’y a pas d’endroit comme à la maison…
Blake Porter a le vent en poupe, jusqu’à ce qu’il ne le soit plus. Licencié brusquement de son poste de vice-président du marketing et incapable d’effectuer les paiements hypothécaires sur le nouveau brownstone qu’il partage avec sa fiancée, il cherche désespérément à joindre les deux bouts.
C’est là qu’entre en scène Whitney. Belle, charmante, terre-à-terre, et à la recherche d’une chambre à louer. Elle est exactement ce que Blake recherche. Ou l’est-elle ?
Parce que quelque chose ne va pas. Les voisins commencent à traiter Blake différemment. L’odeur de la décomposition imprègne sa maison, peu importe à quel point il frotte fort. Des bruits étranges le réveillent au milieu de la nuit. Et bientôt, Blake craint que quelqu’un ne connaisse ses secrets les plus sombres…
Le danger vit à la maison, et au moment où Blake s’en rend compte, il sera beaucoup trop tard. Le piège est déjà tendu.”

Mon avis sur La Locataire
Une recette efficace…
J’ai passé un bon moment avec ce roman, mais je dois reconnaître qu’il ne figure pas parmi mes préférés de Freida McFadden. Le personnage de Blake m’a beaucoup plu. Je me suis même un peu retrouvé en lui, notamment dans son côté maniaque et son besoin de tout contrôler. Cela le rend très humain et facilite l’immersion dans son quotidien qui bascule progressivement dans l’inquiétude.
On retrouve immédiatement ce qui fait le succès de l’auteure : des chapitres courts, une tension psychologique permanente et cette capacité à rendre la lecture incroyablement fluide. C’est ce qui avait fait le succès de La femme de ménage. Comme souvent avec Freida McFadden, les pages défilent presque toutes seules et il devient difficile de refermer le livre.
En revanche, j’ai trouvé que l’histoire s’étirait davantage que dans ses précédents romans. Certains passages donnent l’impression de ralentir le rythme alors que ses autres livres vont généralement droit au but.
… Mais bien connue des fidèles lecteurs
Il faut dire aussi que c’est désormais mon énième roman de Freida McFadden. À force, je commence à bien connaître sa recette. On retrouve des mécanismes narratifs, une construction et une manière de distiller les révélations qui deviennent familiers. C’est paradoxalement ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du livre.
D’un côté, je sais presque toujours que je vais passer un excellent moment. Je retrouve exactement ce que je viens chercher : une lecture accessible, addictive, qui installe très vite une ambiance pesante et promet un retournement final.
De l’autre, lorsque l’on a déjà lu plusieurs de ses romans, certains schémas deviennent prévisibles. La Femme de ménage avait été pour moi une véritable révélation. Ici, j’ai parfois eu l’impression de retrouver une formule déjà bien connue. Cela ne m’a toutefois pas empêché d’apprécier le dénouement. Même si j’avais pressenti une partie de la vérité, je n’avais absolument pas imaginé toutes les explications qui se cachent derrière les évènements. Et c’est justement là que Freida McFadden continue de faire mouche : elle sait surprendre jusque dans les motivations de ses personnages.
En conclusion, La Locataire est-il un bon roman ?
Si vous découvrez Freidda McFadden avec ce roman, il y a de fortes chances que vous soyez totalement conquis. Tous les ingrédients qui ont fait son succès sont présents : une intrigue psychologique prenante, un suspense permanent, une écriture très fluide et une conclusion qui pousse à reconsidérer toute ce que l’on croyait avoir compris.
En revanche, si comme moi, vous avez déjà enchaîné la sage de La Femme de ménage, La Prof, La Psy et Le Boyfriend, vous reconnaitrez probablement sa manière de construire ses histoires. Cela enlève un peu l’effet de surprise, sans pour autant gâcher le plaisir de lecture.
Au final, La Locataire n’est peut être pas mon Freida McFadden préféré, mais c’est un thriller efficace qui confirme une nouvelle fois la capacité de l’auteure à rendre ses romans impossibles à lâcher. Et si ma fille avait vu juste en me poussant à choisir celui-ci, je crois que je sais déjà lequel m’attend lors de mon prochain passage en librairie : L’Intruse.