Il faisait plus de 40 °C ce jour-là. J’avais pris la route pour emmener ma Mustang chez mon mécano. Les yeux rivés sur la jauge de température, l’angoisse au ventre à l’idée de voir de la fumée s’échapper du long capot. Et pourtant… quel bonheur ! Le son du V8, les sensations brutes, cette impression de liberté totale. Même dans la chaleur étouffante, rouler avec une Mustang ancienne reste une expérience unique.
Les fuites découvertes avant la réparation
Si j’étais aussi tendu, c’est parce que j’avais déjà identifié plusieurs soucis quelques jours plus tôt. En sortant la Mustang pour la faire tourner, j’avais vu de la fumée s’échapper côté passager, vers le collecteur. Première inquiétude : une fuite de liquide de refroidissement ? Finalement, non : il s’agissait bien d’huile, qui provenait de mes caches-culbuteurs. Le diagnostic a confirmé que les joints étaient fatigués.
À cela s’ajoutaient deux autres problèmes : une fuite au niveau du joint de sortie de pipe d’admission, et surtout un radiateur de reproduction en très mauvais état. Son faisceau était si fragile que je n’avais aucune confiance. J’ai alors pris une décision : investir dans un radiateur d’époque de 1966, intégralement refait, ressoudé et garanti deux ans. Un gage de fiabilité indispensable.
Fiabiliser une Mustang ancienne : authenticité et fiabilité
Ce qui m’a frappé, c’est la différence entre les pièces d’époque et certaines reproductions modernes. Les éléments d’origine, quand ils sont bien refaits, offrent une robustesse bien supérieure. L’acier est plus épais, les assemblages plus soignés. Pour fiabiliser une Mustang ancienne, il ne suffit pas de changer les pièces : il faut choisir les bonnes pièces.
À travers cette restauration, je construis aussi mon histoire avec la voiture. J’ai parfois l’impression d’avoir investi plus qu’un acheteur qui se tournerait vers une Mustang déjà en parfait état. Mais le lien que je tisse avec elle est unique.
La boîte de vitesses : un point sensible à fiabiliser
Parmi les rares éléments que je n’ai pas encore remplacés figure la boîte de vitesses. Ma Mustang est équipée d’une boîte manuelle 4 vitesses issue d’une Mustang Fox des années 80, montée à l’époque de manière un peu « artisanale ». Une adaptation qui n’a jamais été idéale.
J’avais déjà connu quelques blocages il y a longtemps, notamment au moment de passer la seconde ou la troisième. Mais les choses s’étaient calmées… jusqu’au rassemblement de voitures anciennes à Fleurie (69), en mars dernier. Alors que je manœuvrais pour me garer, impossible de passer la marche arrière. J’ai tenté de repasser en première : même résultat, ça craquait de partout. Obligé de couper le moteur, d’engager la vitesse à l’arrêt, puis de redémarrer pour enfin bouger la voiture. Autant dire que l’instant de plaisir s’est vite transformé en inquiétude.
Le problème, c’est que cette boîte n’est pas adaptée à ma Mustang de 1966. Le câble d’embrayage, par exemple, est introuvable dans une version parfaitement compatible. Celui que j’ai est une douteuse adaptation, et il se détend régulièrement. Résultat : je n’ai jamais la certitude que l’embrayage réagira comme prévu.
Aujourd’hui, je sais que je ne peux pas rouler sereinement avec cette configuration. C’est la raison pour laquelle je réfléchis à repartir de zéro avec une boîte TREMEC 5 vitesses, fiable, moderne et surtout parfaitement adaptée. Ce serait un pas décisif pour fiabiliser ma Mustang ancienne et retrouver enfin la tranquillité d’esprit que j’attends derrière le volant.

Préserver le plaisir avant tout
Fiabiliser une Mustang ancienne, ce n’est pas seulement une affaire de mécanique. C’est préserver le plaisir intact, éviter que l’inquiétude d’une panne n’éclipse la magie du V8. Ces derniers mois, j’ai pris conscience que le plus important était de retrouver ce mélange rare d’émotion et de confiance. Et c’est exactement le cap que je me fixe pour les mois à venir.