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Top of the Rock, dinosaures et derniers kilomètres à Manhattan (1er novembre 2025)

Les filles sont bien fatiguées ce matin. Léna a fait des cauchemars à cause des personnes déguisées pour Halloween croisées la veille à Coney Island, et Sarah ne s’est pas totalement remise de ses émotions après l’une des attractions. Elle s’aperçoit aussi que je ne serai pas placé avec elles sur le vol New York – Francfort et tente, dès le réveil, de modifier nos sièges et d’enregistrer les bagages sur le site d’United.

Top of the Rock

Nous prenons le PATH pour aller voir notre dernier gratte-ciel new-yorkais : le Top of the Rock. Les travaux sur la ligne nous font prendre un peu de retard, mais cela ne pose aucun problème à l’entrée. Zoé reçoit quelques bonbons, un petit détail devenu presque banal depuis Halloween.

Avant de monter, un court film retrace la construction du Rockefeller Center. L’ensemble a vu le jour dans les années 1930, en pleine Grande Dépression, sous l’impulsion de John D. Rockefeller Jr. À l’époque, le projet est audacieux : construire un immense complexe privé mêlant bureaux, commerces et espaces publics au cœur de Manhattan. Le Top of the Rock s’intègre aujourd’hui parfaitement dans le paysage new-yorkais et offre l’un des panoramas les plus emblématiques de la ville, avec une vue dégagée sur Central Park d’un côté et l’Empire State Building de l’autre. Fait moins connu : lors de sa construction, le complexe a permis d’employer plus de 75 000 personnes, un véritable symbole d’espoir pour New York.

Maquillage et anecdote au Top of the Rock

Nous montons ensuite vers les étages supérieurs. Les filles se font maquiller par une artiste : Léna choisit un chat, Zoé opte pour une araignée sur la joue. Tout en haut, sur la terrasse, nous prenons plusieurs photos. Un homme est en train de poser des stickers sur les vitres : « I Ran 26.2 miles across NYC! ». Problème, il a oublié le « I ». Puis, en corrigeant, il oublie l’espace entre « I » et « ran ». On le regarde faire, banane à la main, jusqu’à ce qu’il finisse par tout aligner correctement.

Une femme me demande si j’attends pour prendre une photo devant le sticker. Je lui réponds que non, mais que ça devrait être bon dans quelques minutes… hopefully. Elle sourit et m’explique qu’elle court le marathon de New York demain.

FAO Schwarz

En redescendant, nous passons devant la patinoire du Rockefeller Center, The Rink, puis entrons chez FAO Schwarz. À l’extérieur, des sapins de Noël sont déjà en cours d’installation. Les odeurs associées commencent à flotter dans l’air, et New York bascule doucement vers une autre saison.

À l’entrée du magasin, le portier s’adresse à Zoé, remarque son maquillage et s’exclame :

« Ooohhh, a spider! ».

À l’intérieur, tout est démesuré. Les jouets, les décors, même les bonbons semblent plus grands qu’ailleurs. Zoé découvre un véritable paradis Barbie. Plus loin, un Build-A-Bear Workshop permet de créer sa propre peluche, de la garnir et d’y ajouter un module sonore, comme une énorme machine à barbe à papa remplie de plumes.

Central Park et marathon de New York

Nous remontons ensuite la 6e Avenue en direction de Central Park. Les filles profitent des balançoires pendant que quelques rayons de soleil percent enfin. En repartant, nous passons près de l’arrivée du marathon de New York et croisons de nombreux coureurs venus récupérer leurs dossards. La ville se prépare pour l’un de ses événements sportifs les plus emblématiques, organisé chaque année depuis 1970 et devenu un symbole de résilience et de rassemblement.

Sweetgreen et Levain Bakery

Pour le déjeuner, nous finissons chez Sweetgreen. Les serveurs n’ont pas forcément le sourire, contrairement à la plupart des commerçants croisés jusque-là, mais les salades sont très bonnes. Pour le dessert, direction Levain Bakery, la boutique originale. La file d’attente est longue. Nous prenons des cookies au chocolat noir pour les filles, un chocolat-noisette pour Sarah et un cookie aux épices d’automne pour moi. Nous les dégustons au bord de Central Park avant de rejoindre le musée.

Musée américain d’histoire naturelle

Nous entrons au musée américain d’histoire naturelle avec nos billets, qui nous donnent accès à une exposition. Fondé en 1869, le musée est l’un des plus importants au monde dans son domaine et joue un rôle central dans la diffusion des sciences et de la connaissance à New York. Il abrite plus de 30 millions de spécimens, même si seule une infime partie est exposée au public.

Avant l’exposition, nous passons près d’une demi-heure à observer les animaux reproduits dans leur habitat naturel et plusieurs squelettes impressionnants. Nous choisissons ensuite l’exposition Encounters in the Milky Way, narrée par Liam Neeson, sous une immense coupole. J’avais peur que cela ressemble à ce que nous avions vu au Futuroscope quelques mois plus tôt, mais non. Le reportage est intéressant, même si l’anglais (parfois un peu technique) reste un peu complexe pour les enfants.

Nous poursuivons avec la salle des dinosaures. Leurs squelettes sont majestueux. L’un d’eux est « plus grand que notre maison », comme le fait remarquer Zoé. Peu avant 17h30, une annonce retentit dans les haut-parleurs : il faut se diriger immédiatement vers les sorties, le musée ferme. Abrupt, mais efficace.

Oculus et Charging Bull

Nous passons ensuite par le Pop Mart de l’Oculus pour Zoé. Il y a beaucoup de monde et l’entrée se fait par vagues, mais l’attente reste raisonnable. Les Labubu attirent immédiatement l’attention, et Léna se laisse tenter à son tour.

Direction ensuite Wall Street pour voir le célèbre Charging Bull. L’œuvre, installée à la fin des années 1980, est devenue un symbole de la puissance financière américaine. Devant la statue, deux files d’attente : l’une à l’avant pour les photos classiques, l’autre à l’arrière pour toucher ses testicules, censés porter chance et richesse. Trop de monde. Je préfère m’abstenir.

Joe’s Pizza et bassins du 11 septembre

Avant de rentrer, nous passons chez Joe’s Pizza. Sarah tenait absolument à goûter leurs slices. Il y a du monde, mais l’attente est supportable. Nous mangeons nos parts devant l’Oculus. Elles sont bonnes, sans être forcément meilleures que celles dégustées quelques jours plus tôt.

Nous passons ensuite devant les bassins du mémorial du 11 septembre. L’accès est fermé, mais plusieurs drapeaux sont disposés sur certains noms. Un agent chargé du nettoyage les retire soigneusement, un geste discret mais chargé de sens.

Retour

Nous rentrons finalement avec un PATH bien rempli et sortons à une station différente de d’habitude à cause des travaux.
Aujourd’hui, nous avons parcouru 22 kilomètres à pied, pris 82 photos avec mon appareil et 241 avec mon téléphone.