Nick's Blog

Le 4 septembre 2014 (pour le 3/09), à Los Angeles, CALIFORNIA, USA – photos

Comme hier, je suis réveillé avant 7 heures par la lumière du jour ou peut-être par le bruit des voitures / camions qui passent sur la route juste à côté de l’hôtel. En plus, j’avais laissé ma fenêtre ouverte cette nuit. Exceptionnellement, je décide d’aller au McDo pour prendre le petit déjeuner. J’ai le souvenir qu’il n’est pas trop cher et pas mauvais. Lorsque j’arrive, la serveuse me questionne sur ce que je souhaite prendre en marmonnant dans sa barbe dans un langage entre l’anglais et l’espagnol totalement incompréhensible. Au bout d’un moment, je finis par me faire comprendre. Quand je lui demande une bouteille d’eau (pour l’utiliser dans la journée), elle me tend un gobelet… J’insiste et elle me fait « No soda??? ». Il est 7 heures du matin…

Finalement, je m’en vais pour l’Hollywood Sign. C’est assez périlleux pour s’y rendre sans voiture. Je rejoins l’Hollywood Boulevard (où j’étais hier), je prends une navette (qui finit par arriver après pas mal de temps d’attente), puis, arrivé au terminus à Hollywoodland, j’observe la côte qui m’attend. 1,2 miles (2 kilomètres) sont à effectuer, tout en côté. Je me lance. C’est difficile mais les maisons qui sont ici sont époustouflantes, mêlant moderne et ancien. D’ailleurs Hollywoodland, du moins là où le bus m’a déposé, a une architecture très européenne.

Arrivé à la croisée des chemins, c’est-à-dire l’endroit où la route se sépare en deux, un dilemme s’empare de moi. Le chemin de gauche mène à la « scenic view » (point de vue) de l’Hollywood Sign (belle vue, mais on est bien loin du fameux panneau Hollywood). Le second, à droite, est caché par de nombreux panneaux signalant « Do not enter », « road closed », etc.

Oui, mais après quelques recherches effectuées précédemment, je sais que ce chemin mène derrière le panneau Hollywood et qu’il nous permet d’avoir une vue imprenable sur Los Angeles. Je tenais absolument à aller à cet endroit. Que faire ? Je me souviens alors des nombreuses caméras militaires situées au alentours du panneau Hollywood. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Peut-être pas. Allons voir la « scenic view » et nous verrons ensuite. D’autant plus qu’il est indiqué « private property », ce n’est pas correct d’enfreindre une propriété privée.

Je me dirige alors de l’autre côté, un peu déçu. L’accès n’est pas facile et n’est pas prévu pour les piétons. Plusieurs voitures passent et c’est assez étroit. Je m’en sors quand même. Arrivé, je vois un groupe de personnes déjà en train de faire des photos avec, en fond, le fameux panneau. Je suis venu assez tôt justement pour éviter qu’il n’y ai trop de monde. Je les rejoins. Là, c’est la grande révélation. Juste devant moi, une vue magnifique sur Los Angeles. Et personne sur ce point de vue-là. Je m’y dirige rapidement pour faire mes photos.

Malheureusement, le brouillard / la pollution m’empêcheront de réaliser de beaux clichés. Je reviens vers le point de vue principal de l’Hollywood Sign, discute un peu avec les gens et me transforme rapidement en photographe. Je prends plusieurs personnes en photo devant le panneau, et un couple me prend aussi en photo.

Je fais la connaissance d’un couple de deux barcelonais (que je prends aussi en photo) dont la femme vient de passer quelques mois à Lyon pour son travail (chez Renault). Je prends encore deux touristes en photo, répond à quelques emails pour le boulot (c’est la classe de faire ça devant le panneau Hollywood) et redescend vers l’arrêt de bus où je patienterai 15 minutes.

Fatigué de bouger tout le temps, je décide de prendre un peu de bon temps en allant à la plage (j’avais prévu le maillot de bain dans le sac avant de partir). Je prends donc les transports en commun en direction de Santa Monica (le soucis c’est qu’en transports en commun c’est entre 1h30 et 2h de route). C’est parti pour la plage !! Arrivé à Santa Monica, le climat du Pacifique se fait bien sentir : il y a beaucoup de vent mais c’est magnifique !! La ville est conforme à l’image que j’en avais. A part les nombreux mendiants que l’on retrouve ici aussi… Et comme à Santa Monica se trouve la fin de la route 66, je fonce ! Je parviens à faire ma photo devant le panneau « Santa Monica 66 End of the Trail ».

Je parcours quelques magasins puis fais quelques photos. L’une de mes photos, je la fais avec le vent rafraîchissant du Pacifique, la musique « Hallelujah » en fond (que chante un homme juste à côté de moi), que du bonheur ! Heureux, je continue mon petit tour avant d’aller chercher un endroit où je peux manger pour pas trop cher. Au passage, je trouve l’écusson du drapeau de la Californie que je cherchais depuis tant de temps !! Ne trouvant rien pour manger pas trop cher (et pourtant j’ai pas mal marché), je retourne finalement sur le port (lieu touristique donc à priori pas donné…) où je trouve le restaurant « The Albright » avec l’image de Popeye en guise de logo. Ca a l’air pas mal. Je commande un Angus Burger accompagné de ses frites et une boisson fontaine (je choisis une root beer pour commencer). 

Ensuite, je me dirige vers Muscle Beach, le lieu où la plage est aménagé pour accueillir toutes sortes d’appareils pour se faire les muscles. C’est assez impressionnant et bien plus grand que je ne l’imaginais. Je prends quelques photos, m’essaie aux anneaux… Et lâche l’affaire ! Ils étaient trop hauts, de toutes façons !  

Je poursuis mon chemin, les pieds dans le sable (pas trop chaud cette fois-ci), le sac sur le dos et l’appareil dans une main. La plage s’étend à perte de vue, c’est magnifique !!!

Je prends de nombreuses photos puis, un endroit qui me convient plutôt pas mal, me pousse à m’arrêter. Il est temps de se baigner dans l’océan Pacifique !! Je commence à mettre les pieds dans l’eau. « F*ck! C’est froid!!! ». Ca n’a rien à voir avec l’eau à température ambiante de l’Atlantique. Mais bon sang, que c’est agréable. Je croise alors un garde-côte avec sa voiture. Il a l’air sympa. J’engage la discussion et me demande d’où je viens. 

Je laisse mon sac sur la plage et fonce dans l’océan. Il fait tellement chaud sur la plage que j’ai l’impression que l’eau est glacée. Mais j’apprécie quand même. Les vagues sont bien plus importantes que celles de l’Atlantique et quelques unes me passent au-dessus de la tête (pour ne pas dire que je me retrouve la tête sous l’eau à quelques reprises). Là, un homme d’une trentaine d’année s’amuse également dans les vagues. Je sors un peu. Je l’entends pousser un petit cri. Il me rejoint quelques minutes après, ses affaires sont à côté des miennes. Il m’explique qu’il a vu un poisson « surfer sur une vague » à côté de lui, ça l’avait surpris, le poisson était assez gros (environ 50 cm). On fait connaissance. Il s’appelle Ildac, c’est un entrepreneur russe qui vit ici (il a quelques sociétés). Il me lance « je ne parle pas français », alors je lui réponds « ah mon accent m’a trahit ». Je lui dit que je suis ici pour les vacances mais que je ne serai pas contre trouver un emploi et rester. Il m’explique qu’en tant que français je ne devrais pas avoir de mal, je n’ai qu’à postuler en tant que sommelier et prétendre connaître le vin (c’est crédible en tant que français, apparemment). On continue à parler dans une atmosphère très détendu et il retourne dans l’océan.

Un peu plus tard, je continue mon chemin sur la plage jusqu’à Venice Beach. L’un des plus beaux endroits de la plage. Je fais de nouvelles photos et je remet les chaussures pour marcher sur le béton et parcourir l’Ocean Front Walk : le bord de la place à Venice Beach qui est constitué de nombreux magasins colorés. Là, j’entends parler français. J’engage la discussion. Ce sont deux parisiennes qui sont ici pour les vacances et qui partiront demain pour San Francisco, par la route 1 (comme moi vendredi !).

Plus tard, le moment tant attendu arrive : le couché de soleil sur l’océan Pacifique. Je suis tout excité mais un nouveau problème vient troubler mon enthousiasme. La batterie de mon appareil photo vire au rouge et commence à clignoter dangereusement. C’est le drame ! Je suis venu avec pour principal objectif (non, ce n’est pas un jeu de mot) de faire quelques photos du couché de soleil sur l’océan Pacifique. Le deuxième dilemme de la journée survient alors : continuer à faire des photos et risquer d’être à court de batterie au moment fatidique du couché de soleil ou attendre le couché de soleil pour rallumer l’appareil. Je choisis la première option. Ce serait dommage de ne pas profiter de ces instants magiques. Au pire j’ai mon téléphone pour faire des photos mais là encore, la batterie se décompose rapidement… A midi il me restait environ 25%, je l’avais donc mis en mode avion et plus touché. Aller, je tente le tout pour le tout, j’irai au Starbucks après le couché de soleil pour le charger (sans mon téléphone, il sera difficile de calculer un itinéraire pour rentrer, car le GPS est… mon téléphone).

J’arrive quand même à faire de nombreuses photos jusqu’au couché de soleil. Et là, lorsque le soleil tombe derrière les petites collines au loin, ce moment merveilleux… est le moment choisi par mon appareil photo pour s’éteindre complètement. Rapidement, je le range pour sortir le téléphone et enchainé de nombreux clichés avec celui-ci. C’est magnifique !!!!!!  

N’ayant plus de batterie ni dans mon appareil photo ni dans mon téléphone, je suis contraint de rapidement trouver un Starbucks pour charger ce dernier. Je me dirige vers le premier que je trouve. Il n’existe plus ! Bon, j’enchaine rapidement vers le second. Il est ouvert, hallelujiah! Je commande un café (tiens, ils sont moins chers ici qu’à LA Downtown) et je charge mon téléphone. N’ayant rien d’autre à faire, j’en profite pour lire le Los Angeles Times.

La nuit tombée, il fait sacrément froid ! Je rentre. Épuisé, je n’aurai pas le courage d’écrire mon article ce soir. Je le ferai demain matin.

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