Nick's Blog

Le 28 aout 2014, à Miami, FLORIDA, USA – photos

Les boutons de moustiques me réveillent aux alentours de 7h00 aujourd’hui. Je vois à travers les rideaux que le temps est aussi mauvais que ce que mon téléphone m’annonçait hier. Il fait gris, il pleut. Je me rendors jusqu’à 8h30.

Après un petit déjeuner, je me renseigne un petit peu sur les activités d’intérieur que je pourrai faire dans la ville, notamment les musées, bien que ce ne soit pas spécialement mon truc. Il n’y en a pas dans le coin. Finalement, le père de mon amie, qui est aussi mon hôte, me propose de l’accompagner dans un magasin (qui vend des produits européens d’ailleurs) puis dans un autre pour acheter quelques fournitures d’entretien pour la piscine. Je l’accompagne et, là encore, je suis un peu surpris : tout le monde parle espagnole. J’arrive quand même à dire bonjour, merci et au revoir, la base (merci mon séjour à Madrid la semaine dernière !). Nous rencontrons quelques éclairs mais dès notre retour, le soleil réapparait.

Pour midi, on mange un bout (salade hawaïenne achetée ce matin, poulet fris maison et une banane). Le soleil étant revenu, je décide d’aller visiter Brickell Key, une presqu’île de 180 000 mètres carrés, extension du quartier de Brickell à Miami. J’arrive à l’arrêt de métro Brickell et me rend à pied sur l’île (ce n’est pas très loin, mais il fait vraiment chaud). L’herbe y est d’un vert éblouissant (et surement fausse !), les nombreux hôtels sont aussi hauts que magnifiques (ils sont très hauts) et une femme, policière, se promène dans ce que l’on pourrait prendre pour une voiture de golfeurs sur toute l’île (je vais la croiser quatre ou cinq fois). Je me dirige sur une portion de l’île et ne croise presque personne si ce n’est cette policière et quelques personnes qui s’occupent de l’entretien des plantes. Arrivé à une extrémité de l’île, je réalise quelques clichés puis croise finalement quelques joggers (d’abord un, puis deux, et encore un autre !) ainsi que des personnes âgées promenant Snoopy (pourquoi Snoopy ? Simplement parce que c’est le nom de chien le plus utilisé parait-il).

Finalement, je continue à longer l’île jusqu’à arriver à mon point de départ. Il fait toujours une chaleur pas possible. Je vais me rafraîchir au Starbucks le plus prêt qui est… à 0,9 mile (1,4km environ) d’ici. 

Je reprends ensuite la route avec l’idée d’aller visiter Key Biscayne. Alice m’avait envoyé un message à ce propos pendant que je prenait mon café glacé au Coffee Shop. Key Biscayne est une ville située sur une île juste au dessous de Miami Beach et qui appartient au Miami Dade County. A priori il y a de belles plages, de jolies maisons et de grands parcs mais il faut marcher un long moment… à moins que… J’essaie de voir si un bus peut me faire gagner du temps. Effectivement il y en a bien un. Je l’attends. Je continue d’attendre. Un bus arrive. Mais ce n’est pas le bon ! Finalement, après une vingtaine de minutes d’attente (au soleil bien sûr !), le bus arrive. Je monte et je me rends compte que j’ai bien fait de ne pas entreprendre d’y aller à pied. Je ne suis d’ailleurs pas sûr que ce soit possible, car ça fait environ 7km et c’est une sorte d’autoroute. 

J’arrive finalement en vie (ce qui m’étonne un peu vue la vitesse du bus… mais tant mieux après tout). Il n’y a pas grand chose à part un croisement. Je prends donc sur ma gauche car d’après l’application Maps il y a la route Est qui conduit vers l’océan Atlantique. Je marche quelques minutes puis je me trouve face à un cul-de-sac. Devant moi : le grand portail blanc d’un immeuble (peut-être un hôtel). Super… Je cherche un autre moyen d’accéder à une vue sur l’océan mais impossible. Tout n’est que portails et barrières (en plastique, en métal ou naturelles). Je suis contraint de retourner à mon croisement initial et de prendre de l’autre côté (Ouest). Là, il s’agit d’un quartier résidentiel à la Wisteria Lane (de la série Desperate Housewives)…

Uniquement des maisons gigantesques, souvent sur plusieurs étages et avec plusieurs garages. Je n’avais jamais vu de telles maisons et encore moins de telles rues. C’est incroyable ! Je tente à un moment de me rendre à un point de vue mais un policier m’interpelle et m’explique que seules les personnes membres du « yacht club » ont le droit d’accéder au lieu… Je continue ma route, prenant toutefois une photo au-dessus de la barrière mais impossible de rejoindre quelque point de vue.

Résigné, je me dirige vers mon fameux croisement où le bus m’avait laissé. En remontant l’avenue, je tombe sur un panneau de bus (tiens il y a des bus ici aussi). Je regarde, par curiosité, ce qu’indique le panneau : B Bus. Tiens, ça tombe bien, c’est celui que je prends pour rentrer. Mais j’ose à peine poser les pieds sur l’herbe impeccable (et impeccablement fausse) autour du panneau indiquant l’arrêt de bus. Le bus arrive après 15 longues minutes. Je rejoins le Downtown dans un bus qui se remplit petit à petit de personnes que je suppose travaillant pour les richissimes habitants du quartier, puis par des étudiants lorsqu’on se rapproche de Miami.

Arrivé à la station, je contacte mon hôte avec qui nous avions convenu de nous retrouver pour qu’il me ramène à Coral Gables (qui n’est que peu desservi par les transports en commun). Il m’annonce qu’il lui reste quelques clients à aller voir mais qu’il passe me prendre. Je profite de l’attente pour prendre un « strawberry smoothie » au Starbucks du coin et me fait aborder par une jeune femme qui veut me faire inscrire à une oeuvre de charité. Lorsque je lui dis que je suis français elle me répond qu’elle a passé 6 mois à Orléans. Le monde est petit !

Finalement, je retrouve le père d’Alice ainsi que sa mère (mes hôtes) et son frère, dans le Hummer familiale. Il leur reste trois clients à aller voir. Je vais les accompagner, comme ça, je « verrais comment ça fonctionne » (d’où le titre que personne n’a du comprendre jusqu’à ce paragraphe). Pour info, les parents d’Alice « louent » différents types de machines à jeux (Pac-man, billards, etc.) et s’occupent de l’entretien. On passe chez un premier client qui est une laverie. Ici deux machines Pac-man et une voiture pour enfant appartiennent à mon hôte. Une machine Pac-man a quelques difficultés. Le frère d’Alice l’ouvre alors devant moi et m’explique ce qui ne fonctionne pas tandis qu’il change le sucre de la machine. Pour la voiture (qui fonctionne mal), ce sera plus compliqué, il va falloir appeler le fournisseur d’une pièce.

On s’en va chez le deuxième client qui est un restaurant et qui dispose d’une machine à jouer de la musique. Là, il s’agit simplement de récupérer de l’argent. C’est rapide. Direction le troisième client qui est un autre restaurant (du Salvadore). Enfin, un dernier restaurant qui dispose d’une table de billard et d’une machine à jouer de la musique me permet de voir « l’intérieur » du billard. J’ai le droit à mon premier jus d’orange pressé de Floride sur le continent américain ! C’est très rafraîchissant. Etonnamment, dans deux des restaurants, on tombe sur des personnes qui ont de bonnes notions du français.

Entre-temps, Alice me fait savoir que des amis à elle l’ont emmenée dans un restaurant japonais. Elle me propose de la rejoindre. Bien que je me sente épuisé de la journée passée (il est déjà un peu plus de 20h), j’accepte. Ses parents me déposent à l’endroit et je revois son ami Jordan que j’avais rencontré à mon arrivé à Miami ainsi qu’un autre de ses amis, Chris. On passe un bon moment et je commende des sushis thon-avocat. On me sert des makis. Pas grave, j’aime aussi.

On finit par rentrer, je suis épuisé et j’ai encore cet article à écrire ainsi que le traitement des photos à faire (que je ne ferai que demain) ;).

Bilan de la journée. Aujourd’hui, j’aurai parcouru plus de 4 miles (6,5 km) à pieds, bu mon premier jus d’orange en Floride, rencontré une nouvelle personne, une autre qui a vécu en France plusieurs mois, découvert deux îles, vu le plus beau quartier résidentiel que j’ai eu l’occasion de voir (jusqu’à maintenant) et goûté au « unsweet iced coffee » pour la première (et la dernière) fois.

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