Nick's Blog

Cet article a été écrit le 15 mai 2019 dans la voiture et à Las Vegas, NV.

Après un réveil tardif (autour de 7h00), un petit-déjeuner correct (bagels et tartines au beurre de cacahuète, banane, café) et une douche, nous voilà prêt pour affronter de nouveau la Death Valley. Le thermomètre affiche 66°F ce qui est très raisonnable. Et heureusement puisque nous allons monter à Dante’s View, le point depuis lequel nous pouvons admirer la Vallée de la Mort. Cette colline est connue pour faire chauffer les voitures et cela m’inquiète un peu.

On a eu froid dans la Death Valley !

Notre Mitsubishi s’en sort bien. La vue, là-haut, est sublime malgré un vent de fou, chaud, et très vivace. Au bout d’un moment, on commence quand même à avoir froid avec tout ce vent ! Quelques clichés plus tard, et une fois que nous avons passé un petit moment à s’imprégner des différentes sensations que Dante’s View peut procurer, nous voilà de nouveau parti. Nous descendons la colline, sans aucune action sur la pédale d’accélération ! 60 miles à l’heure dans un premier temps puis la vitesse oscille entre 40 et 60 jusqu’en bas, toujours sans toucher à la pédale de gauche (pas d’embrayage ici, c’est une boite auto !).

Ensuite, nous nous rendons de nouveau à Golden Canyon. Nous l’avons vu hier mais pas encore pu faire la balade par manque de temps. Il est 9h30 et il fait déjà 89°F (20 de plus qu’il y a 40 minutes, juste avant d’arriver à Golden Canyon, on prend un degré par minute environ) ! Il faut savoir qu’il est déconseillé de faire un trail après 10 heures du matin en raison de la chaleur. Il n’est pas encore 10h et on prend une bonne bouteille d’eau pour nos 5 petits kilomètres de balade. Nous sommes vraiment dans le désert, dans les décors des Westerns. La Death Valley est réputée pour abriter des mygales, des rats-kangourous, des serpents à sonnettes, des coyotes et des renards. Tout ce que nous voyons, ce sont des lézards. Nous transpirons beaucoup, devons boire pas mal d’eau pour tenir pendant la balade. Sur le chemin du retour, nous sommes dépassés par une femme courant sous le soleil tapant et qui se dirige droit vers sa voiture (ou les toilettes). Devant le coffre du Mitsubishi, nous prenons de l’eau (de notre bidon de 10 litres) ce qui nous rafraichit un peu. Il fait déjà 99°F. 

De retour sur le chemin pour aller voir deux autres points de vue. Le premier étant Mesquite Flat Sand Dunes. Il s’agit de dunes de sables dans le désert, c’est très beau. Nous rencontrons bon nombre de touristes français dont un couple qui débarque avec une Mustang de 6ème génération, incapable de rentrer la capote… Nous faisons ensuite une halte au Badwater Saloon où se trouvent plusieurs voitures immatriculées en Allemagne (ne me demandez pas pourquoi), au Michigan également, et d’autres en Caroline du Sud. Le temps de regarder la carte et nous repartons pour Rhyolite, une ville fantôme située dans le Nevada, à deux pas d’ici.

Destination de dernière minute !

Nous prenons maintenant la direction de Las Vegas. Ce n’était absolument pas prévu mais il y a quelques jours, en regardant notre itinéraire, Sarah m’a proposé de faire un détour par Las Vegas avant de retourner sur Los Angeles. J’ai fini par accepter.

La route est assez longue et nous décidons de nous arrêter à Amargosa Valley pour manger un morceau et visiter l’Area 51 Alien Travel Center, une sorte de magasin / coffeeshop à côté de l’air où nous nous trouvons.

Deux heures plus tard, nous voilà à l’entrée de Las Vegas, dans le flux de circulation. Au loin se dessine la skyline si connue de la ville des pêchés et de la luxure. Les premiers tours de roues ici ne sont pas glorieux : du monde, beaucoup de monde, une circulation peu fluide, des nombreux quartiers pauvres, etc. Nous arrivons finalement à notre hôtel, le Thaiti (merci les tarifs de dernière minute !). C’est un 4* situé un peu à l’extérieur du centre-ville. Nous faisons le check-in et montant nos bagages. Nous sommes avec un gardien dans l’ascenseur. Je lui dit bonjour (« Good afternoon »), il me répond « What level!? » (quel étage ?). Je lui dit qu’il a déjà appuyé sur le 3, donc c’est OK. A la sortie, je lui dit « Have a good one! » (bon après-midi) et ce à quoi il répond « hum hum ». Très sympathique…

Nous profitons du temps qu’il nous reste avant le coucher du soleil (il est 16h) pour : écrire quelques lignes de cet article, aller à la piscine et prendre une douche.

Nous voilà dans la navette de l’hôtel qui nous emmène directement sur le strip. Ce n’est pas très loin, seulement 4 kilomètres mais nous en prenons déjà plein les yeux avec des décors fous : des enseignes publicitaires dignes de New-York, une rue bondée de touristes comme sur l’Hollywood Boulevard ou encore des routes comme je n’en avais jamais vu (deux fois 6 voies !). Nous descendons de la navette et en profitons pour nous balader un peu sur le strip (Las Vegas Boulevard). Ici, tout est articulé autour de grands complexes hôteliers interconnectés entre eux qui offres de nombreux fast-foods et boutiques (vêtements, cosmétiques, etc.). Lorsque l’on entre dans l’un d’entre eux, au niveau le plus bas se trouvent des centaines de machines à sous. Nous ne nous laissons pas tenter mais nombre de personnes joue machinalement, devant, un sandwich dans une main, l’autre bras sur la machine.

Autant dire que pour nous, venant de Death Valley, un parc national avec relativement peu de visiteurs, ça nous fait un petit choc. Nous nous attendions à quelque chose de très original, mais ça dépasse un peu ce que l’on imaginait. Nous prenons pas mal de temps pour nous balader (et particulièrement lorgner sur un pull-over à l’image de Reese’s pour moi, s’offrir un milkshake Hershey’s pour Sarah). Nous allons également voir les spectacles donnés par les hôtels : 1) au Bellagio, des animations durant une dizaine de minutes dans l’immense bassin devant l’hôtel, mêlant musique, jeux de lumières et projection d’eau ; 2) au Mirage, une reproduction de volcan qui entre en ébullition avec de véritables flammes. Enfin, nous allons nous restaurer… dans un fast food. Nous cherchions des sushis mais ici, c’est surtout de la malbouffe de partout. On s’est laissé tenté par l’un des trois restaurants de Gordon Ramsey mais l’attente et les prix ont fini de nous dissuader. Nous sommes donc allé chez Chilli’s pour prendre une salade pour Sarah et un burger pour moi.

Nous voyons, hélas, beaucoup de SDF, souvent des anciens GI’s ayant combattu pour leur pays, au milieu de cet amas de consommateurs extravertis. C’est triste… et terriblement paradoxal. On voit régulièrement des voitures arborer des stickers (ça se fait bien ici, sur le pare-choc arrière) mentionnant le soutien aux forces armées sur le front. Ces personnes, dans la rue, je ne suis pas certain qu’ils ne soient bien soutenus par ces mêmes conducteurs.

Bref, nous savions en venant que ce n’était pas une ville qui nous correspondrait, mais nous étions assez proche pour vouloir venir voir de nos yeux ce qu’il en était. C’est fait, nous nous sommes faits notre propre avis et demain matin, nous repartirons pour notre Pacifique bien aimé !

Aujourd’hui, nous avons fait 29 046 pas soit 24 kilomètres à pieds (290% des 10 000 pas quotidiens requis).

Amargosa Opera House and Hotel, Death Valley
En Californie…
16052019-P5160010
Dans le Nevada…

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